
Quick view over the hamlet of Les Crosets on summer time
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Écotourisme en montagne : adopter les bons gestes dans les Portes du Soleil
L’écotourisme se traduit par des choix du quotidien : comment on se déplace, ce qu’on mange, comment on se comporte sur les sentiers.
Dans les Portes du Soleil, le territoire vit au rythme des alpages, des troupeaux et des saisons. Les paysages qu’on vient voir sont aussi des espaces de travail pour les agriculteurs et des habitats pour la faune. Rien de contraignant là-dedans, juste une réalité à garder en tête.

Essert 16 6 2012 052 Patrick Brault
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Se déplacer en montagne en limitant son impact
Les Portes du Soleil sont accessibles en train jusqu’à Thonon-les-Bains ou Évian côté français, Aigle ou Monthey côté suisse. Des navettes et bus relient ensuite les gares aux stations. Pour ceux qui viennent sans voiture, c’est une option qui fonctionne.
Une fois sur place, les liaisons entre stations permettent de bouger sans reprendre le volant. Les remontées mécaniques ouvertes en été, les sentiers de randonnée et les pistes VTT relient les vallées entre elles. Le Multi Pass facilite ces déplacements en donnant accès aux télécabines et télésièges du domaine.
Pour les trajets dans la station, les villages des Portes du Soleil se parcourent facilement à pied. C’est souvent l’occasion de tomber sur des coins qu’on aurait ratés autrement.
Les Portes du Soleil rassemblent des stations qui ont fait le choix d’inscrire ces réflexions dans leur stratégie de développement, avec des niveaux d’avancement différents mais une direction commune.
Adopter les bons réflexes en randonnée et en pleine nature
Les sentiers balisés sont tracés pour canaliser le passage et limiter l’érosion. Rester dessus, c’est la base. Côté déchets, la logique est simple : ce qui monte redescend. Même les pelures de fruits, qui mettent des mois à se décomposer en altitude.
Dans les alpages, les troupeaux qui paissent en été sont souvent accompagnés de chiens de protection. Ces chiens peuvent se montrer vigilants face aux personnes qu’ils ne connaissent pas. Sur le territoire des Portes du Soleil, des zones de présence sont identifiées, notamment du côté de Bernex, de la Dent d’Oche et de Bise. La Communauté de communes met à disposition une carte consultable en ligne.
Quelques réflexes facilitent la cohabitation : signaler sa présence en parlant, contourner le troupeau si possible, rester calme, ne pas fixer le chien. Avec un chien de compagnie, mieux vaut le tenir en laisse. Les bâtons de marche se tiennent vers le bas. Rien de compliqué, juste quelques codes à connaître.
Consommer autrement pendant son séjour
Le Chablais et la vallée d’Abondance sont des terres d’élevage et de production fromagère. L’Abondance AOP, le reblochon, les produits laitiers des fermes : de quoi garnir un pique-nique ou un repas sans chercher bien loin.
Les marchés de village, les épiceries de producteurs et les fermes ouvertes à la vente directe permettent de s’approvisionner en circuit court. C’est aussi l’occasion d’échanger avec ceux qui font vivre le territoire toute l’année.
Dans les restaurants, certaines adresses mettent en avant les produits du terroir. Demander d’où vient ce qu’on mange reste le meilleur moyen de savoir ce qu’on a dans l’assiette
Pourquoi ces gestes font la différence à l’échelle du territoire
Les Portes du Soleil accueillent des centaines de milliers de visiteurs chaque été. À cette échelle, les comportements individuels s’additionnent. Les sentiers piétinés hors des chemins, les déchets oubliés, les troupeaux perturbés : autant de petits impacts qui finissent par se voir.
Les stations s’engagent de leur côté avec des démarches de labellisation et des actions sur la gestion des ressources. Le reste dépend de ceux qui viennent y passer du temps.

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En résumé : ce que l’on retient pour un tourisme plus responsable en montagne
Profiter des Portes du Soleil en mode écotourisme ne demande pas d’efforts démesurés. Venir en train quand c’est jouable, se déplacer à pied ou en remontées une fois sur place, rester sur les sentiers, connaître les règles de cohabitation avec les troupeaux, ramener ses déchets, goûter les produits locaux.
Des réflexes qui ne changent pas grand-chose au séjour, mais qui permettent à la montagne de rester ce qu’on est venu y chercher.





